セリーヌとジェレミの bulogu


Une journée japonaise
04/03/2011, 00:01
Filed under: La vie des ermites

Je me disais qu’un petit descriptif de notre journée d’hier, vous donnerait un aperçu de notre vie Tokyoite qui en même temps n’est pas tous les jours comme ça sinon je ne vous raconterais pas la journée d’hier mais celle d’aujourd’hui, par exemple. Bon.

Tout a commencé par un réveil difficile. C’est encore l’hiver, on hiberne, il fait gris et les photos que je dois faire doivent être prises sous le soleil puisque les touristes et les Italiens n’aiment pas le ciel gris. Lever tardif donc, Céline aussi puisque même en arrivant à 10h00 au labo, elle est souvent la première.

Pain de mie, beurre, confiture, jus d’orange, 10mn de méthode Assimil pendant le tartinage et le petit déj est dans le sac. Ça semble très rapide comme ça mais en réalité pas vraiment. Ensuite emails, blogs, actu, etc…

Vers 10h30 décollage en vélo pour ma première mission de la journée : photographier le park Hyatt et les tours de Shinjuku pour un guide de voyage américain dont je tairai le nom mais dont je ne risque pas d’acheter un exemplaire. J’avais déjà photographié tous les burgers et biergartens d’Hokkaido et de Sadogashima pour eux.

Me voici en mission à Tokyo pour des photos « funs » et « décalées ». J’ai comme l’impression qu’ils aiment tout ce que je n’aime pas dans les photos… Nos hôtes de l’été dernier, A&A, figureront peut-être même dans le guide, puisqu’ils ont fait les modèles à Sadogashima (rien à voir avec la phrase précédente). Mais le ciel est avec moi et le beau temps va faire plaisir aux touristes.

12h30 retour à l’appart avec un crochet au supermarché pour attraper un bento (petit plat préparé pas cher). Transfert, tri des photos, légendes, avalage de bento et départ pour ma mission de l’après-midi. Direction Shibuya, toujours en vélo, en 10mn par l’avenue Meiji-dori. « Un vrai billard », comme on disait dans mon précédent métier, et refaite à neuve tous les deux ans (impression personnelle non vérifiée).

La mission de l’après-midi, c’est de faire des photos pour un magazine mensuel italien. Là encore, ça peut paraitre sympa mais en réalité c’est un vrai casse-tête et pas très intéressant. J’avais déjà fait une après-midi de photo pour eux, très sympa, j’ai rencontré pleins de jeunes gens rigolos, (voir mon blog pour ceux qui connaissent) mais ça ne convenait pas, les photos sont bien mais les gens trop jeunes. Mais surtout il ne fallait pas les faire poser, contrairement à ce qui m’avait été dit au début. Torts partagés. Je devais donc repartir à la chasse à des 1) hommes 2) élégants 3) entre 30 et 40 ans 4) pas en habit d’hiver (il fait 9° en ce moment) parce que le mag va sortir en été 5) portant soit une cravate, soit un sac à main classe, soit un chapeau (!!!)

Je pensais donc me poster près du magasin de chapeau de Shibuya, mais arrivé sur place, pas un chat, le temps est de retour au gris, il pleut même. Plan B : j’irai à Ginza le lendemain pour être certain d’avoir des hommes, des vrais, qui ont de l’argent et la classe à l’italienne…

Je file donc à la mairie tout près du magasin de chapeaux avec mes impôts sous le bras (le hasard n’y est pour rien) et avec l’ intention de glaner quelques réponses à mes nombreuses questions. Première déclaration d’impôt cette année… Ici on paye séparément, Céline se la coule douce avec sa bourse non-imposable. On m’aiguille à l’accueil de la mairie, on m’aiguille à l’accueil du bâtiment des impôts, l’aiguilleur du 7e étage me redonne tous les documents à remplir que j’ai déjà et après une demande d’aiguillage plus poussée il m’aiguille vers la queue qui 30mn plus tard me mène à l’aiguilleur ultime, celui qui parle anglais. Il n’y en a qu’un d’ailleurs, il a son bureau et un « gaijin » est déjà en train de se faire aiguiller.

Très efficace, l’affaire est réglée en 20min, il remplit presque tout pour moi, m’amène vers un monsieur avec un tampon qui valide et hop, c’est fini. Ultra-simple.

La vue du 7e est pas mal, ceci-dit :

Le temps est toujours aussi maussade, je repasse par la maison, sur la route de Shinjuku et de ma dernière mission photo de la journée. Toujours pour le guide de voyage, il s’agit d’aller faire des photos de salamandres en brochettes et de sauterelles dans un micro boui-boui de la « piss-alley ». Miam.

Le patron, pas très sympa, se demande si ça l’intéresse d’avoir des clients états-uniens, sachant qu’il ne parle pas anglais et que de toute façon il n’y a que 12 places dans  son resto (sur deux étages).

Hop, hop, quelques photos « fun-et-décalées », bon appétit. Il me propose de les manger, vu que je vais les payer. Mais comme le plat avait refroidi, j’ai préféré décliner et les céder à mon voisin de table, un habitué qui avait l’air ravi et qui venait déjà de s’envoyer derrière la cravate un autre plat du même acabit.

J’enchaine sur des photos de la « skyline » de Shinjuku de nuit, je décide de ne pas faire dans le « fun-et-décalé » mais espère avoir une belle vue depuis un hôtel que j’avais déjà repéré. Je joue le client, passe le lobby sans encombres et monte au 24e étage. C’est pas mal, mais ils pourraient nettoyer les vitres plus souvent.

Quelques dizaines de photos dans les rues de Shinjuku plus tard, retour à l’appart. Je retrouve Céline pour filer à la maternité, pour voir notre amie Kiwako qui a accouché d’une petite Miwana.

Mi pour « beauté »

Wa pour « paix »

Na pour « fraicheur printanière »

Tout s’est bien passé, dans la douleur bien sur, parce qu’on est au Japon et qu’ici on ne se pose pas la question de la péridurale… Le papa Sébastien a pu rester dans la salle d’accouchement, contrairement à la plupart des hôpitaux ou le père n’existe pas, et c’est déjà pas mal. Il est 20h, tout le monde roupille dans la chambre de 6 lits. On apprend quelques mots de français à la petite « hafu » (de l’anglais « half » – enfants nés de parents japonais et occidentaux) et on s’éclipse.

Sébastien vient avec nous, on part tous les trois en vélo vers un endroit ou l’on boit et où l’on grignote, appelé communément izakaya. Nous pensions essayer une institution du quartier de Roppongi, sur la route entre la maternité et chez nous. Chez Gonpachi, on n’y vient surtout parce que c’est connu (le resto a inspiré Tarantino pour cette scène de Kill Bill) et parce qu’il y a des gens connus. Nous, on n’était pas assez connus et on n’avait pas réservé, donc on a pas voulu attendre pour finir par manger des brochettes à 4 euros pièce au milieu d’américains, avec des serveurs qui nous parlent en anglais. Donc nous partimes royalement, et en croisant Johnny Depp dans l’escalier, on s’est demandé s’il avait appelé pour réserver, lui…

Finalement on roule vers un de nos izakaya préférés, Galali, une petite maison en bois sur deux étages, manger et boire pleins de petites bonnes choses : sashimis, tofu, boulettes de poulet, tomates cuites au sel, tempura de légumes, gros haricots, bière, saké chaud d’Osaka. Je ne regrette pas les salamandres….

La journée se termine au Baron, un bar/club où un ami japonais organisait une soirée spéciale « Serge Gainsbourg ». Pour finir la journée en chanson avec une chanteuse japonaise qui fait des reprises en français et des vidéos de Birkin qui se trémousse en mini-jupe.

Toutes les journées ne sont pas aussi hautes en couleur mais c’est un bon aperçu 😉

J.

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12 commentaires so far
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Faudra pas oublier d’emmener vos prochains invités dans ce restaurant qui a l’air si sympathique, hi hi…

Commentaire par Tit'

Si je t’emmène la bas, tu seras contente de manger du tofu, après ça… 😉

Commentaire par okdesu

Vous devez être épuisés avec de telles journées !!! un peu de repos en France, à la campagne (entre l’Ain et le Jura par exemple) vous serait certainement bénéfique, non ?

Commentaire par Tit'

C’est vrai. Y’a des salamandres grillées aussi dans l’Ain?

Commentaire par okdesu

Je viens de comprendre pourquoi vous souhaitiez « rempiler » pour quelques années au Japon : vous n’êtes pas suffisamment intégrés. En effet, la journée tokyoïte décrite ne ressemble pas du tout à la journée typique de « Monsieur K » : costume/cravate/serviette – bureau – soirée détente bien arrosée entre collègues, etc… Seriez-vous, vous aussi, « funs et décalés » ? Et puis, refuser une brochette de salamandre, ce n’est pas très tokyoïte !

Commentaire par Betty la malice

Je laisse les diners entre collegues à Céline… 😉

Commentaire par okdesu

Pfiiiiiou, je suis toute fatiguée rien qu’à la lecture de cette journée de folie!!
Et puis j’ai eu peur lorsque j’ai lu : »Je retrouve Céline pour filer à la maternité… ».
Continue à nous raconter j’aime bien !

Commentaire par seve

Promis, je raconterai l’épisode de la maternité…. Mais bon, je pense que j’aurai le temps de faire pas mal d’autres post d’ici là…

Commentaire par okdesu

La même chose en ce qui me concerne, je me suis dépêchée d’aller au bout de la phrase lorsque j’ai lu « je retrouve Céline pour filer à la maternité » 😉

Bon, rassurez-moi, toutes les journées se suivent mais ne se ressemblent pas… auquel cas, il va vraiment falloir que je remette la main sur
mes baskets 🙂

Commentaire par Mamoushka

Prends tes baskets, Sylviane.

Commentaire par okdesu

Acheter les brochettes de salamandre, les photographier… et ne pas les manger !
Quelle déception…

Commentaire par Stéphanie

Normal, il faut les manger chaudes, quand elles sont au top de leur deliciosite…

Commentaire par okdesu




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